Exercices sur les connecteurs (2)/ correction

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Exercices sur les connecteurs (2)/ correction

Message  mhouari le Mar 12 Mai - 3:03

4. Choisissez, parmi les rapports de sens de la liste suivante, celui qui convient à la relation logique exprimée par chacun des marqueurs en caractères gras dans l’extrait du texte « Honorer le beau ».


Pourquoi sommes-nous tant fascinés par la beauté? Selon Marc Chabot, professeur de philosophie au Cégep François-Xavier-Garneau de Québec, les humains ont naturellement besoin de rechercher et de créer le beau, car (cause) ils en retirent un sentiment apaisant et de vives émotions. Ainsi (conséquence), la quête de la beauté nous aide à mieux vivre.

Chacun possède sa propre définition de la beauté. Pour certains, elle se trouve dans la nature; pour d’autres (énumération), c’est l’art qui est la voie privilégiée d’expression du beau. [À la question : « Est-il possible d’obtenir une définition satisfaisante de la beauté? Si oui, comment? », Marc Chabot répond] : Il est certes possible d’en fournir une définition, mais (restriction) elle sera très large. Je ne crois pas qu’on puisse cerner de façon très précise une notion aussi complexe que la beauté. Il est plus facile de définir ce qu’est une chaise ou un crayon, par exemple (illustration). Il faut donc (conséquence) reconnaître que toute tentative pour cerner la beauté donnera lieu à des interprétations multiples et renouvelables. Ainsi (illustration), le philosophe Martin Heidegger soutenait que le beau est « cet éternel inapparaissant qui apparaît toujours à travers le paraître le plus paraissant ». Ce qui veut dire (explication) que la beauté ne se manifeste jamais entièrement, qu’elle n’est pas saisissable en totalité. Il est néanmoins (restriction) possible d’en percevoir des expressions toujours plus précises si (condition) nous y portons attention. Ainsi (conclusion), la beauté est une notion floue dont il est difficile de cerner les contours et (addition) qui requiert un effort particulier pour en rendre compte.

Justifications

[…] les humains ont naturellement besoin de rechercher et de créer le beau, car (cause) ils en retirent un sentiment apaisant et de vives émotions.

car :

Le sentiment apaisant que le beau procure est la raison (la cause) qui motive sa recherche. Les humains recherchent le beau parce qu’ils en retirent un sentiment apaisant et de vives émotions.

[…] ils en retirent un sentiment apaisant et de vives émotions. Ainsi (conséquence), la quête de la beauté nous aide à mieux vivre.

Ainsi :

Puisque les humains retirent de la beauté un sentiment apaisant, on peut affirmer, par voie de conséquence, que la quête de la beauté les aide à mieux vivre.

Remarque :

Les liens de cause et de conséquence sont toujours intimement liés. La conséquence est la suite logique entraînée par un fait antérieur qui en est la cause.

Chacun possède sa propre définition de la beauté. Pour certains, elle se trouve dans la nature; pour d’autres (énumération), c’est l’art qui est
la voie privilégiée d’expression du beau.

pour d’autres :

Après avoir affirmé que « chacun possède sa propre définition de la beauté », Marc Chabot énumère ce qu’elle représente pour certains, puis pour d’autres.

Il est certes possible d’en fournir une définition, mais (restriction) elle sera très large.

mais :

Le 2e énoncé de cette phrase, selon lequel la définition de la beauté ne peut être précise et pointue mais seulement très large restreint grandement le 1er énoncé qui affirme notre capacité de la définir.

Il est plus facile de définir ce qu’est une chaise ou un crayon, par exemple (illustration).

par exemple :

Marc Chabot illustre, par l’exemple de la chaise ou du crayon, à quel point les choses concrètes ou matérielles se définissent beaucoup plus aisément qu’un concept aussi complexe que la beauté.

Je ne crois pas qu’on puisse cerner de façon très précise une notion aussi complexe que la beauté. […] Il faut donc (conséquence) reconnaître que toute tentative pour cerner la beauté donnera lieu à des interprétations multiples et renouvelables.

donc :

La complexité de la beauté a pour conséquence, lorsqu’on cherche à la définir, l’émergence de facettes ou d’interprétations multiples.

[…] toute tentative pour cerner la beauté donnera lieu à des interprétations multiples et renouvelables. Ainsi (illustration), le philosophe Martin Heidegger soutenait que le beau est « cet éternel inapparaissant qui apparaît toujours à travers le paraître le plus paraissant ».


Ainsi :

Pour démontrer ou illustrer qu’il existe de multiples interprétations de la beauté, Marc Chabot cite en exemple l’interprétation de Heidegger.

[…] Martin Heidegger soutenait que le beau est « cet éternel
inapparaissant qui apparaît toujours à travers le paraître le plus paraissant ». Ce qui veut dire (explication) que la beauté ne se
manifeste jamais entièrement, qu’elle n’est pas saisissable en totalité.

Ce qui veut dire :

Cette expression introduit l’explication de l’énoncé de Heidegger qui était pour le moins hermétique.

[…] que la beauté ne se manifeste jamais entièrement, qu’elle n’est pas saisissable en totalité. Il est néanmoins (restriction) possible d’en percevoir des expressions toujours plus précises si (condition) nous y portons attention.

néanmoins :

L’énoncé introduit par la conjonction néanmoins nuance ou restreint l’idée précédente : la beauté n’est peut-être pas saisissable en totalité, mais on peut en percevoir des expressions toujours plus précises.

si :

On peut percevoir des expressions toujours plus précises de la beauté, à la condition d’y porter attention.

Ainsi (conclusion), la beauté est une notion floue dont il est difficile de cerner les contours et (addition) qui requiert un effort particulier pour en rendre compte.

Ainsi :

Le marqueur de relation ainsi introduit la conclusion du texte : il marque l’aboutissement du raisonnement.

et :

La conjonction et permet l’ajout ou la coordination d’un deuxième élément de conclusion : en plus d’être une notion floue, la beauté requiert un effort particulier pour qui veut en rendre compte.

5. L’extrait que vous allez lire est la suite de l’entrevue intitulée « Honorer le beau ». Précisez la relation logique exprimée par chacun des mots ou locutions en caractères gras.

À preuve (illustration), lorsque (temps) je demande à mes étudiants d’exprimer ce qu’est pour eux le beau, ils ont bien du mal à le faire. En effet (explication), si (concession) nous avons tous une certaine idée de la beauté, nous sommes confrontés au mur du langage lorsque vient le moment de la verbaliser. Cette hésitation provient peut-être du fait que nous avons peur que quelque chose se perde au cours de ce processus d’expression. Craignons-nous que le mystère de la beauté s’évanouisse par le fait même? Je rappelle tout de même à mes étudiants que nous ne pouvons raisonnablement éviter de réfléchir et de nous exprimer si (condition) nous voulons parvenir à définir un peu mieux ce qu’est la beauté. Je leur demande ainsi (conséquence) d’apporter en classe un objet qu’ils trouvent beau et (addition) de justifier devant les autres pourquoi ils lui accordent cet attribut.
Justifications

À preuve :

Marc Chabot concluait l’extrait précédent en affirmant que la beauté est une notion floue, très difficile à définir. Il illustre ici cette difficulté en citant en exemple ses étudiants qui ont beaucoup de mal à le faire.

lorsque :

À quel moment (temps) les étudiants ont-ils de la difficulté? Lorsque leur professeur leur demande de le faire.

En effet (explication), si (concession) nous avons tous une certaine idée de la beauté, nous sommes confrontés au mur du langage lorsque vient le moment de la verbaliser.

En effet :

L’énoncé introduit par la locution En effet explique pourquoi il est difficile d’exprimer ce qu’est le beau.

Si :

L’énoncé introduit par la conjonction si concède le fait que, malgré notre difficulté à définir la beauté, nous avons tous une idée de ce qu’elle est. On pourrait reformuler ainsi cet énoncé : « Bien que nous ayons tous une certaine idée de la beauté, nous sommes confrontés au mur du langage. »

Je rappelle tout de même à mes étudiants que nous ne pouvons raisonnablement éviter de réfléchir et de nous exprimer si (condition) nous voulons parvenir à définir un peu mieux ce qu’est la beauté.

si :

Le premier énoncé de la phrase « nous ne pouvons raisonnablement éviter de réfléchir et de nous exprimer » est conditionnel au 2e énoncé : « nous voulons parvenir à définir un peu mieux ce qu’est la beauté ». La phrase précédente pourrait être formulée ainsi : « Nous ne pouvons éviter de réfléchir et de nous exprimer, à la condition, bien sûr, de vouloir définir la beauté. »

Je leur demande ainsi (conséquence) d’apporter en classe un objet qu’ils trouvent beau et (addition) de justifier devant les autres pourquoi ils lui accordent cet attribut.

ainsi :

et :

Puisque, dans la phrase précédente, Marc Chabot a rappelé à ses étudiants qu’ils devaient et réfléchir et s’exprimer sur le beau, il leur demande, en conséquence, d’apporter en classe un objet qu’ils trouvent beau et il leur demande en plus (addition) d’expliquer pourquoi ils le trouvent beau.

mhouari

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