Séquence 3 sur l'argumentation

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Séquence 3 sur l'argumentation

Message  mhouari le Mar 28 Avr - 4:15

Voici la 3e partie du cours sur l'argumentation. Vous prendrez le temps de la lire avant la semaine prochaine.

Hajar, je n'ai pas réussi à poster ce message dans la rubrique Langue et Communication. J'ai le message suivant qui s'affiche en bas de page : vous ne pouvez pas poster de sujet dans ce forum, vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum. Comment ça se fait ? Tu as verrouillé ?

2. Persuader

Quand le discours argumentatif fait appel aux sentiments ou aux émotions du destinataire, il cherche à persuader.
Il s’agit pour l’émetteur de jouer sur des valeurs et des repères culturels communs : s’il veut toucher son destinataire, doit s’efforcer de comprendre le système de valeurs de ceux auxquels il s’adresse.
Ainsi la défense d’une thèse s’appuiera sur des principes universels ou du moins en principe partagés par la majorité : la Vérité, le droit au bonheur, l’équité, la sincérité..., ou sur les valeurs admises par un groupe social déterminé : l’honneur, le courage, la probité, le travail, …
Cette thèse s’appuie également sur des références culturelles communes qui font naître une complicité propice à l’adhésion : jeux de mots, connotations, allusions…
Le locuteur va essayer de transmettre des émotions fortes, d’impressionner le destinataire pour agir sur lui.
Il doit impliquer ses destinataires, leur faire considérer que sa thèse est aussi la leur, qu’ils partagent les mêmes combats et les mêmes intérêts.
II est ainsi amené à utiliser souvent le « tu » ou le « vous », parfois le « nous » qui crée une communauté d’intérêt. Il les prend à témoin au moyen d’interrogations oratoires dont il n’attend pas de vraies réponses. Ces questions rhétoriques ou fausses questions sont simplement destinées à animer le discours.
Nous assistons alors à une modalisation forte. Le locuteur s’implique fortement dans son énoncé, il amplifie ses jugements par le recours à des termes mélioratifs ou péjoratifs, à des adverbes d’intensité, à des images qui heurtent ou font rêver.
Pour persuader son lecteur ou son auditoire, le locuteur va jouer sur les émotions fortes de l’indignation ou de l’enthousiasme. Il peut exciter la pitié pour les victimes, l’indignation devant l’inacceptable, la révolte contre l’injustice

Exemple : textes sur la peine de mort

Des principes partagés par la majorité : le droit à la vie, à la santé, au bonheur. Alors que dans les textes, il est question d’exécution, de faim, de détresse, d’isolement.

Modalisation :

Termes péjoratifs :

1. abandonné (Christophe Lambert est abandonné par sa famille)
2. sans expérience (il bénéficie d’un avocat sans expérience)
3. sinistre affaire
4. le doute, affreux, tangible
5. intolérable

Question rhétorique :

Et si Christophe Lambert était innocent?

Des images qui choquent :

1. Il n’a pas pu défaire la toile d’araignée
2. La peine de mort est l’expression la plus cruelle de cette incapacité que nous avons à accompagner, secourir ceux qui sont sur le bord de la route.

mhouari

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